Certaines personnes sont convaincus que le développement durable ne couvre seulement le coté environnemental de ce dernier. Hors, de nos jours ils sont assez loin de la réalité car il s’agit aussi des aspects économiques et sociaux des sociétés. Dans la grande majorité des cas ces deux derniers passent en premier : si l’un n’est pas assurer l’aspect environnemental n’est même pas pris en compte.
Il a été démontré que ceux-ci sont les bases fondamentales du développement dans tous les pays pauvres. Il est donc nécessaire pour tous les pays d’assurer un accès à une économie responsable et au respect des droits humains de base pour les générations présentes et futures.
Ma visite au Pakistan
Lors de ma visite au Pakistan en 2006 j’ai eu l’occasion de découvrir des projets Terre des hommes qui m’ont ouvert les yeux sur une autre forme de développement social : celui des réfugiés de conflits armés. Ces populations se retrouvent souvent, pour la plupart, à vivre dans des situations de pauvreté extrême dans le ou les pays d’accueil. Les gouvernements de ces pays sont parfois tellement débordés par leurs propres problèmes internes qu’ils ne peuvent pas toujours prendre en charge ou aider ces populations.
Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, des centaines de milliers de personnes se sont réfugiées dans des camps aux alentours de Peshawar, au Pakistan. Malgré 33 ans d’exil forcé, celles qui ne sont pas retournées chez elles, préférent la vie des camps à la misère de la campagne afghane. Ces réfugiés sont trop souvent mal intégrés et survivent grâce à des petits boulots, soit de longues heures d’un travail épuisant, et laisse leurs progénitures à leur triste sort. Ces enfants, négligés, n’ont pas les moyens d’aller à l’école et trainent dans la rue à fouiller dans les poubelles ou à mendier pour compléter le revenu familial.
Pour leur offrir un avenir, Tdh a ouvert plusieurs écoles de rue pour les réinsérer dans le système scolaire. J’ai pu assister à leurs activités récréatives et de développement social, entendre les conseils en matière d’hygiène, et voir des enfants progressivement s’habituer au rythme de la scolarité. On m’a informé que le plus souvent, l’enfant entre ensuite à l’école à un prix préférentiel, négocié par Tdh.
Une expérience inoubliable
A mon humble avis, permettre à ces petits réfugiés d’accéder à une éducation même des plus basiques c’est un beau miracle. Le jour où ils rentreront dans leur pays ils y ramèneront en plus de leurs corps et esprits de nouvelles connaissances. J’ai ressentis à travers mes discussions avec certains jeunes bénéficiaires une vraie volonté de s’instruire. Certains d’entre eux se voyaient déjà devenir soit journaliste, soit éducateurs, soit même médecin. « Car l’Afghanistan a besoin de médecin en particulier pour soigner les enfants » m’a confié une petite fille en souriant.
Ayant moi-même tout juste atteint l’âge de 18 ans au moment de ma visite, un moment critique dans la vie de tout jeune pour envisager son futur, ses mots ne m’ont pas laissés indifférente. Je me suis rendus compte que mes rêves (à l’époque) de devenir chercheuse en Biologie pourrais se réaliser un jour alors que les siens n’était pas si certains d’aboutir…
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