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	<title>Inside Tdh</title>
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	<description>News from the field</description>
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		<title>Madagascar : &#8220;On ne peut pas couper les ponts&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Aug 2012 12:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Favini</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[mission account]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; En 2009, certains événements ont contraint Terre des hommes à fermer ses programmes à Madagascar. L’équipe sur place travaillait entre autres dans le secteur des soins spécialisés, plus particulièrement avec les enfants souffrant principalement de problèmes cardiaques. Afin d’assurer le suivi des enfants bénéficiaires des soins spécialisés, l’association malgache Soa Zoraina a servi de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1175" class="wp-caption aligncenter" style="width: 496px"><a href="http://blog.tdh.ch/2012/madagascar-on-ne-peut-pas-couper-les-ponts/marco-5-2/" rel="attachment wp-att-1175"><img class="size-medium wp-image-1175" title="Famille de Marco - Bénéficiaire" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/08/Marco-51-486x364.jpg" alt="" width="486" height="364" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Tdh</p></div>
<p>En 2009, certains événements ont contraint Terre des hommes à fermer ses programmes à Madagascar. L’équipe sur place travaillait entre autres dans le secteur des soins spécialisés, plus particulièrement avec les enfants souffrant principalement de problèmes cardiaques. Afin d’assurer le suivi des enfants bénéficiaires des soins spécialisés, l’association malgache Soa Zoraina a servi de relais à Tdh. Après trois années d’absence à Madagascar, Alexandre Favini, collaborateur social des soins spécialisés, est parti en mission pour appuyer et soutenir notre partenaire dans le suivi des enfants bénéficiaires des soins spécialisés de Tdh.</p>
<p><strong>Tdh &#8211; Quel était l&#8217;objectif de ta mission sur le terrain?</strong></p>
<p><strong>Alexandre Favini -</strong>  Comprendre le fonctionnement sur place et apporter un appui à la qualité du suivi  pour les enfants ayant bénéficiés d’un séjour à l’étranger pour des opérations chirurgicales. Plus personne du siège ne s’était déplacé sur le terrain depuis 2009. Il était donc important d’y retourner pour collaborer étroitement avec notre partenaire sur place . Grâce à l’association Soa Zoraina, le suivi des enfants a pu se poursuivre. Il est important que cette association qui perpétue notre travail sente un soutien malgré notre absence. On ne peut pas couper tous les ponts avec Madagascar, parce que la délégation est partie. On ne peut pas délaisser les enfants ayant déjà été pris en charge par Tdh.</p>
<div id="attachment_1177" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://blog.tdh.ch/2012/madagascar-on-ne-peut-pas-couper-les-ponts/famille-de-narisoa-5/" rel="attachment wp-att-1177"><img class="size-thumbnail wp-image-1177" title="Famille de Narisoa " src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/08/Famille-de-Narisoa-5-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Tdh</p></div>
<p><strong>Tdh &#8211; Quelle est la situation médicale du pays ?</strong></p>
<p><strong>AFi -</strong> J&#8217;ai visité deux hôpitaux universitaires. J’ai été surpris de la non vétusté de ces structures hospitalières. Je m’attendais encore à pire. Mais la situation est loin d’être bonne : les hôpitaux manquent cruellement de personnels qualifiés, de matériel et d’installations médicales pour réaliser des opérations pointues. Tdh aurait eu encore beaucoup à faire sur place vu les carences de leur système de santé et la difficulté d’accès aux soins pour les plus démunis.</p>
<p><strong>Tdh &#8211; Comment se sont passées les rencontres avec les familles de bénéficiaires ?</strong></p>
<p><strong>AFi -</strong> J’avais déjà rencontré des enfants ou jeunes ici en Suisse ayant bénéficié de soins spécialisés et que j’ai revus sur place à leur domicile. J’ai aussi rencontré des familles dont un enfant devait bientôt avoir besoin d’un éventuel nouveau voyage vers la Suisse. De manière générale, beaucoup de questions surgissent encore autour du départ de Tdh et les familles le regrettent clairement.</p>
<p>Néanmoins, je retiens surtout une rencontre avec une famille dont l’enfant réalise un séjour particulièrement long en Espagne, pour soigner une pathologie extrêmement lourde. Sa mère m’a fait part de ses inquiétudes par rapport à l’oubli de sa langue maternelle et à son attachement à l’Espagne. Toutefois, « nous savons qu’il n’est pas encore prêt à revenir » a concédé sa mère. J’ai énormément de respect pour la dignité et la confiance en Tdh de cette famille. Il est difficile de confier son enfant en mains étrangères pour l’envoyer à des milliers de kilomètres de sa famille. C’est un geste d’amour incroyable.</p>
<p><strong>Tdh &#8211; Le mot de la fin?</strong></p>
<p><strong>AFi -</strong> Je suis heureux de pouvoir parler de ce pays, étant donné qu’il n’y a plus vraiment d’information depuis notre retrait. Je suis très satisfait d’avoir pu mener cette mission. Cela m’a permis de mesurer le travail et le sérieux de l’association Soa Zoraina, que je remercie au passage pour son accueil et l’organisation de mon séjour.</p>
<div id="attachment_1182" class="wp-caption aligncenter" style="width: 496px"><a href="http://blog.tdh.ch/2012/madagascar-on-ne-peut-pas-couper-les-ponts/dsc01759-2/" rel="attachment wp-att-1182"><img class="size-medium wp-image-1182 " title="Association Soa Zoraina" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/08/DSC017591-486x364.jpg" alt="" width="486" height="364" /></a><p class="wp-caption-text">(c) Tdh</p></div>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Children behind the ramparts</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jul 2012 09:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Tournecuillert</dc:creator>
				<category><![CDATA[English]]></category>
		<category><![CDATA[Morocco]]></category>
		<category><![CDATA[viewpoint]]></category>

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		<description><![CDATA[For the past five years the financial crisis in Europe is heavily questioning the European Union fundamental principles of its foundation. Along with the Arab Spring on the southern shores of the Mediterranean Sea, the media is constantly relaying worrying messages to EU citizens from their political leaders about losing stability, failing economies and reduced [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1167" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><img class=" wp-image-1167  " title="Children behind the ramparts" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/07/MAROC_Agadir_petitesBonnes_odileMeylan_102.jpg" alt="" width="491" height="328" /><p class="wp-caption-text">© Tdh/Odile Meylan</p></div>
<p>For the past five years the financial crisis in Europe is heavily questioning the European Union fundamental principles of its foundation. Along with the Arab Spring on the southern shores of the Mediterranean Sea, the media is constantly relaying worrying messages to EU citizens from their political leaders about losing stability, failing economies and reduced social welfare and a changing identity.</p>
<p><span id="more-1161"></span></p>
<p>The tens of thousands of Arab citizens fleeing revolution, “invading” Italy and France, are a real trauma for European conservative societies. The reestablishment of borders within the Schengen area is not a taboo anymore. Leaving Greece today to its own financial disaster looks like a denial of the very roots of Europe and democracy, yet it appears necessary for the sake of economic security. The EU institutions appear very weak compared to the reactions of its well established old member states. <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/25/christine-lagarde-imf-euro" target="_blank">It is now up to the IMF director to recall the Greeks to pay their taxes</a>, reminding them of the high needs of African children .</p>
<p>Let’s change the point of view and place ourselves on the other side of the ramparts of the European fortress. Let’s talk about Morocco, with its land borders with the EU since 1986 (Ceuta and Melilla Spanish enclaves). It is one of the well-known routes chosen by sub-Saharan migrants to enter Europe. Every year, unofficial estimations indicate that two to three thousands migrants from Western and Central Africa are in transit in Morocco, trying to reach Europe, including men, women and children.</p>
<p>For years now, studies on African migration show that more than <a href="http://www.oecd.org/document/29/0,3746,en_38233741_38247095_41481445_1_1_1_1,00.html" target="_blank">85% of the movements of migrants are within the continent</a> . Transcontinental migration towards the US and the EU represents approximately 15% of the phenomenon of mobility. Now Morocco is more and more a country of destination – a new phenomenon for Moroccans…</p>
<p>EU institutions and old EU member states are asking Moroccan authorities to safeguard their borders. Every year, the EU spends millions of Euros on migration related topics. <a href="http://elpais.com/diario/2011/07/15/espana/1310680814_850215.html" target="_blank">Spain maintains its historical relationships with the Kingdom of Morocco</a> with a strong focus on security and migration policies . Police’s raids on the migrants’ illegal settlements are a <a href="http://www.gadem-asso.org/Les-forces-de-l-ordre-marocaines" target="_blank">direct response of the official visit of representatives</a> of the Spanish Ministry of Interior last summer .</p>
<p>Moroccan associations and international NGOs are delivering services to migrants; the most vulnerable among them are isolated mothers and unaccompanied minors. A recent study from Caritas in Morocco showed that unaccompanied minors are getting younger and younger: 75% of unaccompanied minors are 14 years old or more. The Catholic organization records state that 89% of the unaccompanied minors in their services are between 10 and 18 years old, 13% among them are moving with brothers or sisters. Humanitarian NGOs are especially trying to assist women as they are vulnerable to all kind of risks, mainly sexual violence. In a <a href="http://www.doctorswithoutborders.org/publications/reports/2010/MSF-sexual-violence.pdf" target="_blank">report released by Médecins Sans Frontières (MSF) in 2010</a>, over half of the women interviewed said that they had experienced sexual violence in the border area between Algeria and Morocco, even though the border has been closed since 1994.</p>
<p>In May 2011, <a href="http://tdh.ch/en/news/morocco-a-country-of-transit-for-thousands-of-migrant-women-and-children" target="_blank">Tdh-Spain opened a day-care center for migrant women and children in Rabat</a> . In twelve months, 357 women and children from sub-Saharan countries visited the premises run by its Moroccan partner Oum El Banine. The Moroccan association delivers mother and child health services and records show that the number of social counseling sessions has doubled compared to the estimations foreseen at the beginning of the project. Over 30% of the woman and children are suffering from serious traumas (sexual violence, persecution, death of family members) due to their migration history and their irregular administrative situation in the country. The medico-social team assisted more than 50 births in state maternity hospitals, also providing medical follow up of the mothers and babies, delivering basic assistance in hygiene, food and clothes. Their problems of decent housing and lack of incomes are appalling.</p>
<p>Nothing appears more surprising – the European Union is co-financing this project. It is within its migration policy to try to improve the living conditions of migrants blocked behind the fences. The logic is of course based on the fight against illegal migration in Europe, trying as well to <a href="http://tdh.ch/en/news/morocco-terre-des-hommes-encourages-application-of-the-rights-of-migrant-women-and-children" target="_blank">insure access to vital services and respect of human rights</a> . The EU is asking its southern neighbors to cope with the needs of migrant women and children in high risk situation due to a status that nobody wants to legalize – stateless persons. The EU policies in terms of international human rights and freedoms appear far more coherent than its Member States. In countries at the European Southern border, the migration policies seem to be discussed only during national elections, along with xenophobic ideas in reaction to the financial crisis.</p>
<p>This kind of project is very similar to many initiatives taken by European civil society to help vulnerable migrants already in Spain, France, Italy or Greece. All EU member states are confronted with this dilemma, either having direct borders to the South or East, or further on being transit or destination countries, such as northern Europe. Along their migration path, women and children continue to need assistance, and it has to be delivered by both civil society and public services in a complementary way. While public services try to cope with non-nationals, sometimes with small means, local associations are well placed to provide alternative support better adapted to the specific needs of migrants. The intercultural challenge is throughout the region. The fear of the ‘unknown’ is the usual reaction.</p>
<p>Are we able to understand individual situations? New born in Morocco, his mother is from Kinshasa… A two year old girl just arrived from Guinea Conakry at the Moroccan border with her parents … A 13 year old boy who left Ivory Cost with his younger sister; they plan to go to France to join their uncle… A 17 year old girl from Liberia, who only speaks English… Young woman from Cameroun, pregnant, she is looking for a safe place to live in Rabat…</p>
<p>Moroccan human rights activists are asking for “fraternity not Frontex”. This message might not be heard by Europe in its obsessive fear of instability, being far more concerned by maintaining its own welfare than to think about the children behind the ramparts.</p>
<p><a href="http://www.tdh.ch/en/countries/morocco" target="_blank">Further information on the Tdh&#8217;s intervention in Morocco</a></p>
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		<title>Le développement social et les réfugiés de conflits armés</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/le-developpement-social-et-les-refugies-de-conflits-armes/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 13:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucie.concordel</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
		<category><![CDATA[testimonial]]></category>

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		<description><![CDATA[Développement durable Certaines personnes sont convaincus que le développement durable ne couvre seulement le coté environnemental de ce dernier. Hors, de nos jours ils sont assez loin de la réalité car il s’agit aussi des aspects économiques et sociaux des sociétés. Dans la grande majorité des cas ces deux derniers passent en premier : si l’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://blog.tdh.ch/2012/le-developpement-social-et-les-refugies-de-conflits-armes/flowers-peshawar-pakistanl/" rel="attachment wp-att-1138"><img class="alignleft  wp-image-1138" title="Flowers, Peshawar Pakistanl" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/06/Peshawar-Afghan-schools-cropped-2.jpg" alt="" width="202" height="240" /></a>Développement durable</strong></p>
<p>Certaines personnes sont convaincus que le développement durable ne couvre seulement le coté environnemental de ce dernier. Hors, de nos jours ils sont assez loin de la réalité car il s’agit aussi des aspects économiques et sociaux des sociétés. Dans la grande majorité des cas ces deux derniers passent en premier : si l’un n’est pas assurer l’aspect environnemental n’est même pas pris en compte.</p>
<p>Il a été démontré que ceux-ci sont les bases fondamentales du développement dans tous les pays pauvres. Il est donc nécessaire pour tous les pays d’assurer un accès à une économie responsable et au respect des droits humains de base pour les générations présentes et futures.</p>
<p><strong>Ma visite au Pakistan</strong></p>
<p>Lors de ma visite au Pakistan en 2006 j’ai eu l’occasion de découvrir des projets Terre des hommes qui m’ont ouvert les yeux sur une autre forme de développement social : celui des réfugiés de conflits armés. Ces populations se retrouvent souvent, pour la plupart, à vivre dans des situations de pauvreté extrême dans le ou les pays d’accueil. Les gouvernements de ces pays sont parfois tellement débordés par leurs propres problèmes internes qu’ils ne peuvent pas toujours prendre en charge ou aider ces populations.</p>
<p><span id="more-1132"></span></p>
<p>Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, des centaines de milliers de personnes se sont réfugiées dans des camps aux alentours de Peshawar, au Pakistan. Malgré 33 ans d’exil forcé, celles qui ne sont pas retournées chez elles, préférent la vie des camps à la misère de la campagne afghane. Ces réfugiés sont trop souvent mal intégrés et survivent grâce à des petits boulots, soit de longues heures d’un travail épuisant, et laisse leurs progénitures à leur triste sort. Ces enfants, négligés, n’ont pas les moyens d’aller à l’école et trainent dans la rue à fouiller dans les poubelles ou à mendier pour compléter le revenu familial.</p>
<p>Pour leur offrir un avenir, Tdh a ouvert plusieurs écoles de rue pour les réinsérer dans le système scolaire. J’ai pu assister à leurs activités récréatives et de développement social, entendre les conseils en matière d’hygiène, et voir des enfants progressivement s’habituer au rythme de la scolarité. On m’a informé que le plus souvent, l’enfant entre ensuite à l’école à un prix préférentiel, négocié par Tdh.</p>
<p><strong>Une expérience inoubliable</strong></p>
<p>A mon humble avis, permettre à ces petits réfugiés d’accéder à une éducation même des plus basiques c’est un beau miracle. Le jour où ils rentreront dans leur pays ils y ramèneront en plus de leurs corps et esprits de nouvelles connaissances. J’ai ressentis à travers mes discussions avec certains jeunes bénéficiaires une vraie volonté de s’instruire. Certains d’entre eux se voyaient déjà devenir soit journaliste, soit éducateurs, soit même médecin. « Car l’Afghanistan a besoin de médecin en particulier pour soigner les enfants » m’a confié une petite fille en souriant.</p>
<p>Ayant moi-même tout juste atteint l’âge de 18 ans au moment de ma visite, un moment critique dans la vie de tout jeune pour envisager son futur, ses mots ne m’ont pas laissés indifférente. Je me suis rendus compte que mes rêves (à l’époque) de devenir chercheuse en Biologie pourrais se réaliser un jour alors que les siens n’était pas si certains d’aboutir…</p>
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		<title>Roumanie: dernier vol au-dessus du nid de coucou</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/roumanie-dernier-vol-au-dessus-du-nid-de-coucou/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 15:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Aguettant</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[humanitarian portrait]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Romania]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques questions à Gaël Rennesson la veille de son départ de Roumanie après quatre ans de bons et tord-boyaux services. Attablés dans un café après une semaine de travail intense, nous commandons des tapas et des verres de vin rouge et réinventons le questionnaire de Proust. Séquence émotion pour le Coordinateur du projet MOVE. Quel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Quelques questions à Gaël Rennesson la veille de son départ de Roumanie après quatre ans de bons et tord-boyaux services. Attablés dans un café après une semaine de travail intense, nous commandons des tapas et des verres de vin rouge et réinventons le questionnaire de Proust. Séquence émotion pour le Coordinateur du projet <a href="http://tdh-childprotection.org/projects/move/description" target="_blank">MOVE</a>.</em></strong></p>
<div id="attachment_1112" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-1112" title="« J’ai grandi avec la Roumanie » - Gaël Rennesson" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/05/gael_rennesson.jpg" alt="" width="500" height="527" /><p class="wp-caption-text">© Tdh</p></div>
<p><strong>Quel est l’état présent de ton esprit, au moment où tu quittes la Roumanie, après 4 ans d’allées et venues? </strong>De la tristesse et de la joie. J’ai laissé une partie de mon âme ici. J’ai rencontré des personnes qui comptent pour moi, avec lesquelles j’ai partagé des moments qui resteront. J’ai eu aussi la joie de partager des choses, et d’en recevoir. J’ai grandi avec eux.</p>
<p><strong>Ton mot préféré en roumain? </strong>« <em>imediat </em>!» Ceux qui connaissent la Roumanie savent ce que ça veut dire : « attends quand même encore un peu » !</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une odeur ? </strong>L’odeur des « mici », ces grillades de chair à saucisse, souvent en plein air. A chaque fois que tu fais de la route tu prends des mici. Cela m’évoque aussi un trop rare repas d’équipe à Craiova – j’étais d’ailleurs tombé sur un os dans ma saucisse et cassé une dent.</p>
<p><strong>Tu en as d’ailleurs rencontré quelques-uns, des os, pendant ces quatre ans? </strong>Oui !<strong></strong></p>
<p><strong>Si la Roumanie était un son ? </strong>Le rire caractéristique de notre collègue Cristina ! Il m&#8217;évoque tous les moments passés ensemble à échanger, travailler et rire ensemble avec le sentiment d&#8217;être avec des professionnels qui donnent tout sans se prendre au sérieux, ils m&#8217;ont aidés à être à l&#8217;aise et donner le meilleur quelles que soient les circonstances. Ce rire est avant tout la certitude d&#8217;être en Roumanie avec une personne qui est sincère et généreuse avec tout le monde.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était un oiseau ? </strong>Un coucou ! C’est un oiseau familier qui fait un bruit caractéristique, qui est très persistant. Qui est toujours là mais on ne le voit pas – et un côté un peu fatigant aussi !</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une couleur ? </strong>Un gris-vert. Je ne vois pas une couleur chaude ni unie. C’est un mélange entre espoir et résignation, mais pas une résignation facile. Cela revient au coucou : c’est le truc qui est là, qui est persistant.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une héroïne de l’histoire ou de fiction ? </strong>Ce serait une personne fière, belle, mélancolique et romantique : Scarlett O’hara dans « Autant en emporte le vent »</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une boisson ? </strong>ce serait une bouteille de vin local partagée entre collègues lors d&#8217;un repas, la surprise étant que l&#8217;on n&#8217;est jamais sûr de la qualité que l&#8217;on va obtenir.</p>
<p><strong>La qualité que tu préfères en Roumanie ? </strong>L’humilité dans la folie. Il y a un côté désorganisé et en même temps il y a une grande résilience. Les gens souffrent énormément, il y a beaucoup d’aléas dans la vie, mais ils vont de l’avant. Il y a quelque chose qui les guide. Appelez cela la force de vie ou de réalisation.</p>
<p><strong>Ce que tu as détesté en Roumanie ? </strong>La discrimination. J’ai deux exemples précis : dans le train pour Craiova, j’étais dans un compartiment et un vieil homme Rom rentre pour vendre de petites choses. Un ouvrier se lève et lui assène un méchant coup de pied dans le ventre, l’homme vacille et s’écrase contre la vitre dans le couloir. J’ai été vraiment choqué, et je considère cela comme un vrai mépris d’eux-mêmes. J’ai aussi l’exemple d’un chauffeur de taxi qui tenait un discours extrémiste : « si vous enlevez les Roms de Roumanie il n’y aura plus de problème. 500&#8217;000 Roms c’est 500&#8217;000 chômeurs. Donnez-moi une arme et je m’en occupe ».</p>
<p><strong>Si la Roumanie était un poème ? </strong>Je ne sais pas. [il se retourne et interpelle le serveur] :</p>
<p>Hé Monsieur ! vous aimez la poésie ?</p>
<p>- Oh oui ! dit le garçon de café, à peine surpris</p>
<p>Gaël : Quel est votre poète préféré ?</p>
<p>- Mihai Eminescu, « Luceafarûl » ce qui veut dire le soleil. Je l’aime pour l’émotion qu’il y a dans ces mots [ses yeux brillent].</p>
<p>Gaël : Voilà. C’est ça le poème de la Roumanie.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une musique ? </strong>Ah, ce serait une musique traditionnelle, un peu triste mais pas trop, et romantique bien sûr ! Il y aurait de l’accordéon, un violon, ce serait une musique qui fait chaud au cœur, qui te raccroche à quelque chose que tu connais.</p>
<p><strong>La Roumanie est un pays familier pour toi, Gaël? </strong>Oui, je suis chez moi ici. C’est peut-être l’architecture, le côté vrai. Il y a des gens vrais. Pas dans le sens où on pourrait l’entendre (pur, honnête) mais dans le sens authentique, avec des défauts aussi.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était un héros de fiction ? </strong>Ce serait un anti-héros au grand cœur. Quelqu’un d’un peu peureux, mais qui fait de bonnes choses. Quelqu’un qui s’excuse presque d’être là alors qu’il a beaucoup à apporter. C’est un peu Hercule Poirot.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était une peinture de maître ? </strong>Un paysage sous la neige. Un Bruegel en plus déstructuré.</p>
<p><strong>Si la Roumanie était un arbre ? </strong>Un noisetier. Diffus et compact à la fois. C’est l’arbre avec lequel on fait de beaux arcs. Plus jeune j’étais super fort en tir à l’arc ! Et puis le noisetier renferme un fruit très bon mais très petit, très bien caché. Il faut aller la chercher, la richesse, mais elle est là. Tu vois ce que je veux dire ?</p>
<div id="attachment_1114" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1114" title="« Il faut aller la chercher, la richesse, mais elle est là » - Gaël Rennesson " src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/05/gael_rennesson2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">© Tdh</p></div>
<p><strong>Si la Roumanie était une plante ? </strong>Un roseau. Un ami roumain m’a dit un jour : les Roumains plient sous l’oppression mais ils ne rompent pas. Quand l’oppression se relâche, ils se redressent !</p>
<p><strong>L’endroit où tu désirerais vivre après cette mission ou celles à venir? </strong>Proche de l’océan, en France.</p>
<p><strong>Le don de la nature que tu voudrais avoir ? </strong>La transmission de pensée. Passer au-delà du langage. Avoir une relation partagée et consciente avec les gens qui comptent pour moi ou que je rencontre. Si j’avais ce don de la nature, cela éviterait tous les problèmes de langage. Ce serait la fin des incompréhensions, des malentendus. Cela ne veut pas dire être toujours d’accord avec son interlocuteur, mais c’est au moins se comprendre.</p>
<p><strong>Ta devise ? </strong>« Sois humble et fier! » Cela me rappelle le cadeau que j’ai reçu de mon grand-père, dans un très joli cadre, le poème de Rudyard Kipling : « Tu seras un Homme, mon fils. » Il est quelque part dans mes affaires. Quand j’aurai une maison je le mettrai au-dessus de la cheminée.</p>
<p><strong>Merci à Marcel PROUST et Bernard PIVOT pour leurs fameux questionnaires.</strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par Joseph Aguettant</strong></p>
<p><strong><em><a href="http://www.tdh.ch/fr" target="_blank">Retrouvez plus d&#8217;informations sur l&#8217;intervention de Terre des hommes</a><br />
</em></strong></p>
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			<wfw:commentRss>http://blog.tdh.ch/2012/roumanie-dernier-vol-au-dessus-du-nid-de-coucou/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>Journée mondiale de la femme: Rejoignez le combat de Faguèye Mbaye</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 08:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fagueye Mbaye</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[Senegal]]></category>
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		<description><![CDATA[Faguèye Mbaye a été équipée d&#8217;une prothèse orthopédique par Terre des hommes à ses 12 ans. A force de persévérance, elle travaille aujourd&#8217;hui dans la délégation de Tdh, et s&#8217;occupe des enfants qui souffrent de maladies incurables au Sénégal. De passage en Suisse, elle nous livre son histoire. Vous pourrez la rencontrer lors de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Faguèye Mbaye a été équipée d&#8217;une prothèse orthopédique par Terre des hommes à ses 12 ans. A force de persévérance, elle travaille aujourd&#8217;hui dans la délégation de Tdh, et s&#8217;occupe des enfants qui souffrent de maladies incurables au Sénégal. De passage en Suisse, elle nous livre son histoire. Vous pourrez la rencontrer lors de la <a href="http://www.tdh.ch/fr/news/terre-des-hommes-lance-sa-50e-vente-doranges" target="_blank">vente d&#8217;oranges de Tdh</a> le 9 mars 2012, et contribuer à votre tour à aider ces enfants à recevoir des soins adaptés.</em></strong></p>
<p><span id="more-1099"></span></p>
<div id="attachment_1101" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1101" title="Petites convalescentes à la Maison de Massongex" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/03/ligh-suisse_massongex-soins_specialises-odile_meylan-la_maison_mai_2009_0161-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">©Tdh|O.Meylan</p></div>
<p>C&#8217;est vers l&#8217;âge de ces enfants, à mes 4 ans, que j&#8217;ai attrapé une maladie qui faisait des ravages à cette époque: la poliomyélite. Balancée d&#8217;hôpital en hôpital, j&#8217;ai fait des examens et des séances de rééducation mais rien n&#8217;y faisait. A tel point que ma jambe gauche a fini par ne plus vouloir ni pouvoir en endurer davantage. Je ne pouvais plus marcher, ou je me trainais par terre ou à l&#8217;aide d&#8217;une petite canne en bois.</p>
<p>J&#8217;ai eu la chance de pouvoir à l&#8217;école, qui heureusement n&#8217;était pas très loin de chez moi. Là-bas, mon institutrice m&#8217;a offert une béquille, mais plus je grandissais et plus il était difficile de me déplacer. C&#8217;était dur de marcher, mais aussi d&#8217;endurer les moqueries de mes camarades d&#8217;école.</p>
<p>Quand j&#8217;ai eu 12 ans, ma mère est morte et mon père ne pouvait plus travailler à cause d&#8217;une maladie de l&#8217;œil mal soignée. Mais une connaissance de la famille est venue nous informer que des européens étaient dans le pays et opéraient des enfants handicapés ou malades. Alors ma grand-mère m&#8217;a pris avec elle et m&#8217;a amenée à l&#8217;hôpital de Kaolack (à 200 km de Dakar). Là-bas il y avait plusieurs médecins occidentaux, en &#8220;mission&#8221;, et, sur un grand tableau, il y avait écrit &#8220;Terre des hommes&#8221;, un joli nom! J&#8217;étais loin d&#8217;imaginer que cette terre des hommes allait radicalement changé ma vie.</p>
<p>Ma jambe a été immobilisée pendant un mois sous un plâtre. Puis ils m&#8217;ont installé un appareil orthopédique, qui m&#8217;a permis de remarcher, sans l&#8217;aide de ma béquille. C&#8217;était incroyable. J&#8217;ai repris le chemin de l&#8217;école et mon appareil intriguait et fascinait tous mes camarades. Je suis devenue une petite star.</p>
<div id="attachment_1102" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1102" title="Fagueye Mbaye" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/03/light_fagueye-mbaye-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">©Tdh</p></div>
<p>Petite, je rêvais d&#8217;être journaliste. Mais après avoir été soignée par Terre des hommes, j&#8217;ai préféré tout faire pour leur être utile. J&#8217;ai d&#8217;abord suivi une formation en secrétariat et ai obtenu un stage dans leurs bureaux au Sénégal à mes 16 ans. Et même après ce stage, je continuais de travailler bénévolement tous les après-midis pour eux. Petit à petit, j&#8217;ai été engagée à mi-temps puis finalement recrutée en 2000 comme secrétaire.</p>
<p>Mais au fil des années ma prothèse orthopédique s&#8217;est abimée et cassée. Je me déplaçais difficilement et avait atrocement mal, mais je ne voulais le dire à personne parce que je ne souhaitais en aucun moment m&#8217;absenter de mon travail. Un collègue bricolait mon appareil en cachette, avec du fil de fer et des cordes, jusqu&#8217;au jour où le délégué de Terre des hommes nous a surpris. Il était vraiment choqué car loin d&#8217;imaginer que je portais une prothèse pareille, en si mauvais état.</p>
<p>L&#8217;hôpital de Dakar n&#8217;arrivait plus à fabriquer de prothèses, alors le délégué a tout fait pour m&#8217;aider. Il a appelé le siège de Terre des hommes et a fait une demande pour qu&#8217;on puisse me prendre en charge. En 2003 j&#8217;ai donc quitté le Sénégal pour l&#8217;Espagne, pendant un mois. On m&#8217;a installé un nouvel appareil orthopédique. J&#8217;ai ressenti le même sentiment que j&#8217;avais eu à mes 12 ans: celui d&#8217;être une personne valide. Je n&#8217;avais plus mal, étais à l&#8217;aise pour me déplacer et pouvais aller travailler sans aucune crainte.</p>
<p>En 2008, Terre des hommes m&#8217;a offert la place d&#8217;assistante du responsable des soins spécialisés, une place qui me tient à cœur puisque c&#8217;est ce programme qui m&#8217;a permis de marcher à nouveau. Je peux à mon tour aider des enfants à guérir de maladies qui ne peuvent être soignées chez nous.</p>
<p><a href="http://www.tdh.ch/fr/sections/health#!specialised_care" target="_blank">Plus d&#8217;infos sur le programme des soins spécialisés de Terre des hommes</a></p>
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		<title>&#8220;S&#8217;investir sans attendre quelque chose en retour&#8221;</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/sinvestir-sans-attendre-quelque-chose-en-retour-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 10:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Raval</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[Switzerland]]></category>
		<category><![CDATA[testimonial]]></category>

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		<description><![CDATA[Du haut de ses 9 ans, Emmanuelle, aujourd&#8217;hui responsable de la 50e vente d&#8217;oranges qui se déroulera les 9 et 10 mars prochains, participait à sa première vente. Elle faisait elle aussi partie de tous ces enfants et bénévoles qui s&#8217;engagent pour vous vendre ces agrumes dans les rues suisses. Un engagement souvent difficile auprès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1091" title="Emmanuelle" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/03/EMMA2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Du haut de ses 9 ans, Emmanuelle, aujourd&#8217;hui responsable de la <a href="http://www.tdh.ch/fr/news/terre-des-hommes-lance-sa-50e-vente-doranges" target="_blank">50<sup>e</sup> vente d&#8217;oranges</a> qui se déroulera les 9 et 10 mars prochains, participait à sa première vente. Elle faisait elle aussi partie de tous ces enfants et bénévoles qui s&#8217;engagent pour vous vendre ces agrumes dans les rues suisses. Un engagement souvent difficile auprès des passants mais pour lequel, selon Emma, on donne &#8220;le meilleur de soi&#8221; pour aider les enfants que soigne Terre des hommes au travers de ses projets en santé, dans 16 pays du monde.</em></strong></p>
<p>Tout le monde se souvient  de la célèbre « petite marchande d’allumettes » d’Andersen, qui du feu de ses allumettes, faisait crépiter des rêves comme l’on insuffle la vie dans un monde mercantile glacé et stérile. Ce bel hommage terrible et merveilleux, à l’imagination de l’enfance et à sa poésie capables de défier la misère et l’indifférence, me projette dans ma tendre enfance, lorsque Papa essayait tant bien que mal de me faire dormir, et me lisait chaque soir, un conte différent.</p>
<p>Ce beau récit court, moral et social, rédigé dans un registre très mélodramatique évoque l’injustice de la misère sociale et la cruauté d’une société opulente mais sans charité qui abandonne et laisse mourir ses enfants. Papa saisissait l’occasion pour me rappeler ô combien j’étais chanceuse de pouvoir chaque jour manger à ma faim, m’endormir tous les soirs dans un lit douillet et être scolarisée dans les meilleures conditions.</p>
<p>Suite à une visite d’amis des parents, qui recherchaient activement des bénévoles pour vendre des oranges de Terre des hommes, on me proposa de rejoindre les louveteaux et les louvettes de la région et participer activement la manifestation qui allait se dérouler dans la rue, le week-end suivant.</p>
<p>Ce qui pour moi une vente dans la rue était jusqu’alors réservé aux garçons de mon âge devait être obligatoirement accessible aux filles aussi. Alors, je me suis décidée à revêtir mon costume turquoise de louvette et à vendre des oranges en compagnie des bénévoles de Terre des hommes de la région, dans les rues pavées de notre charmante vieille ville.</p>
<p>Ce samedi après-midi était incroyablement ensoleillé et les passants se pressaient pour nous acheter nos oranges. Ce petit monde de vendeurs d’oranges était impitoyable, et j’en découvris la dureté de la concurrence. Chacun voulait épuiser ses oranges au plus vite pour pouvoir recevoir les éloges méritées de la représentante bénévole de Terre des hommes sur place, ce jour-là.</p>
<p>Mais au fil des heures, j’ai appris à appréhender mon rôle, et j&#8217;ai très vite compris qu&#8217;être bénévole, c&#8217;était s&#8217;investir sans attendre quelque chose en retour, c&#8217;est donner le meilleur de soi pour ce que l&#8217;on fait, c&#8217;est être au service des autres.  Mais pour moi, à l’époque, haute comme 3 pommes, vendre 6 oranges,  c’était aussi la fierté d’être une sorte de messagère de Terre des hommes.  J’étais loin de me douter que 20 ans après, la vente d’oranges de Terre des hommes allait régir mon quotidien.</p>
<p><a href="http://www.tdh.ch/fr/news/terre-des-hommes-lance-sa-50e-vente-doranges" target="_blank">Retrouvez ici plus d&#8217;infos sur la vente d&#8217;oranges 2012</a></p>
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		<title>Burkina Faso: Visite des projets pour la prévention de la migration précoce des filles domestiques</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/burkina-faso-visite-des-projets-pour-la-prevention-de-la-migration-precoce-des-filles-domestiques/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 16:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nina Lehmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[testimonial]]></category>

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		<description><![CDATA[Nina Lehmann, Assistante de Direction pour le Département communication et recherche de fonds de Tdh, revient de quelques jours au Burkina Faso. Elle en a profité pour visiter les projets menés par notre délégation en faveur des jeunes filles employées comme domestiques. Témoignage. La majorité des familles burkinabés vivant à Ouagadougou emploient des filles domestiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1060" class="wp-caption aligncenter" style="width: 458px"><img class="size-full wp-image-1060" title="Rencontre au Point Espoir" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/02/SAM_0335_ps.jpg" alt="" width="448" height="336" /><p class="wp-caption-text">©Tdh</p></div>
<p><em><strong>Nina Lehmann, Assistante de Direction pour le Département communication et recherche de fonds de Tdh, revient de quelques jours au Burkina Faso. Elle en a profité pour visiter les projets menés par notre délégation en faveur des jeunes filles employées comme domestiques. Témoignage.</strong></em></p>
<p>La majorité des familles burkinabés vivant à Ouagadougou emploient des filles domestiques – des jeunes filles qui leur viennent en aide dans toutes les tâches relatives à la tenue d’une maison: la cuisine, le ménage, les rangements, etc.</p>
<p>Le fait d’employer des filles domestiques n’est, en soi, pas une problématique qui relève des actions de protection menées par Terre des hommes au Burkina. Ce qui, par contre, relève du champ d’action de Tdh, est lorsque ces filles sont soit beaucoup trop jeunes, soit doivent faire face à des difficultés avec leurs employeurs qu’elles ne peuvent ou ne savent pas gérer.</p>
<p>Plusieurs projets sont nés autour de ce sujet, nous avons eu l’opportunité d’en visiter quelques-uns.</p>
<p><span id="more-1058"></span></p>
<div id="attachment_1062" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1062" title="Le Point Espoir en chanson" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/02/Burkina_12-222-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">©Tdh</p></div>
<p>A Ouagadougou, le dimanche après-midi, nous nous sommes rendus au « Point Espoir », qui est un point de rencontre pour des jeunes filles domestiques originaires d’un même village proche de Tougan (ouest du pays). Ces réunions permettent aux jeunes filles de se retrouver entre elles pour un moment de partage et de bonne humeur. Par le biais d’une animatrice de Tdh, les filles apprennent notamment quelles sont leurs droits et comment se défendre en cas de maltraitance de la part de leurs employeurs. Nous avons beaucoup apprécié pouvoir partager ce moment avec ces jeunes filles, et avons été très touchés par la joie que nous avons vue, les éclats de rires, le bonheur que représentent ces rencontres.</p>
<div id="attachment_1064" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-1064" title="Atelier de formation professionnelle" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/02/Burkina_12-250-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /><p class="wp-caption-text">©Tdh</p></div>
<p>Le lendemain, nous avons pris la route pour Tougan, situé à plus de 220 km de Ouagadougou, et donc d&#8217;où viennent de nombreuses filles domestiques de la capitale. Un trajet en brousse plein de poussière et une crevaison de pneu plus tard, nous avons rejoint les locaux de Tdh à Tougan, ainsi que l&#8217;équipe locale. Nous avons visité deux ateliers de formation professionnelle, l’un de couture et l’autre de menuiserie, où des jeunes filles bénéficiaires des projets Tdh apprennent un métier. Nous avons également rendu visite au Procureur de la Province et au Responsable de l’action sociale. Ce sont des personnes qui travaillent en étroite collaboration avec Tdh, sans eux, nous ne pourrions mener à bien tous nos projets. Tdh, grâce à un travail de longue haleine, a su mettre sur pied un réseau regroupant ces divers professions œuvrant à une protection adéquate des enfants. L’utilité d’un tel réseau est plus qu’avérée, il est indispensable à une protection efficace.</p>
<p>Le deuxième jour, nous nous sommes éloignés de Tougan et avons parcouru plusieurs villages dans lesquels Tdh travaille. Nous avons visité des infrastructures soutenues par Tdh (entre autres un centre d’écoute et un centre de santé), et nous nous sommes également rendus à une réunion où étaient réunies d’anciennes filles domestiques, revenues depuis lors au village, et le &#8220;CVD&#8221;, un comité constitué de villageois œuvrant pour le développement au sein de leur localité.</p>
<p>Nous avons été extrêmement impressionnés par le travail réalisé par le staff basé au Burkina: les journées sont longues; les changements ne sont pas perceptibles à court terme; il faut se doter d’une bonne dose de patience avant de percevoir des résultats concrets… Le plus difficile est certainement de parvenir à changer certaines mentalités liées notamment à la culture, comme donner plus d&#8217;importance aux filles et à leur éducation scolaire ou professionnelle. Aujourd&#8217;hui, de plus en plus, les fillettes vont à l’école, elles sont enfin considérées, ce qui représente une réussite importante pour tous les acteurs ayant participé d’une quelconque manière à cette prise de conscience. Mais ce changement ne s’est pas fait en quelques mois, mais est le fruit d’énormément de travail. Sans l’engagement et l’acharnement constant des équipes travaillant sur le terrain, de tels changements ne pourraient être observés.</p>
<p><a href="http://www.tdh.ch/fr/countries/burkina-faso" target="_blank"><strong>Plus d&#8217;infos sur l&#8217;intervention de Tdh au Burkina Faso</strong></a></p>
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		<title>Un peu de liberté et de musique pour casser la routine de centaines de prisonniers nicaraguayens</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/un-peu-de-liberte-et-de-musique-pour-casser-la-routine-de-centaines-de-prisonniers-nicaraguayens/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 16:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Darcissac</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[mission account]]></category>
		<category><![CDATA[Nicaragua]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors des fêtes de fin d’année, le groupe de Rock Suisse Repris de Justesse (R2J) est venu donner 10 concerts dans les huit prisons du Nicaragua et dans deux quartiers défavorisés de Managua, la capitale. Le groupe n’en est pas à son coup d’essai: ils donnent des concerts depuis 1989 dans plusieurs prisons, en Suisse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>    <iframe src="http://player.vimeo.com/video/35959250" width="486" height="273" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p><strong>Lors des fêtes de fin d’année, le groupe de Rock Suisse <a href="http://www.r2j.ch/">Repris de Justesse</a> (</strong><strong>R2J</strong><strong>) est venu donner 10 concerts dans les huit prisons du Nicaragua et dans deux quartiers défavorisés de Managua, la capitale. Le groupe n’en est pas à son coup d’essai: ils donnent des concerts depuis 1989 dans plusieurs prisons, en Suisse ou à l’étranger.</strong></p>
<p><span id="more-1036"></span></p>
<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1041" title="R2J en lancha" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/01/IMG_3774-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Cette tournée éclair de 11 jours au Nicaragua s’est réalisée du 27 décembre 2011 au 6 janvier 2012. Les musiciens ont traversé tout le pays, parfois même en en &#8221;lancha&#8221;, barque rapide, pour pouvoir jouer dans la prison de la côte caraïbe de Bluefields.</p>
<p>Pour l’occasion, le groupe de rock a un peu modifié son répertoire. Il a ajouté quelques chansons en espagnol et a même traduit sa chanson originale  <a href="http://vimeo.com/35959250" target="_blank"><em>Indifférence</em></a>, qui donne un message d’espoir de seconde chance aux prisonniers. Cette philosophie s’intègre à merveille au projet pilote ambitieux mené par <a href="http://www.tdh.ch/fr/countries/nicaragua">Terre des hommes au Nicaragua</a>, qui allie développement de mesures alternatives à la détention et prévention de la violence urbaine.</p>
<p>Dans l’ensemble le groupe de rock a été très bien accueilli dans les différents lieux de concert, aussi bien par les prisonniers que par les gardiens et par les habitants des quartiers défavorisés. Quelques prisonniers ont même pris le micro le temps d’une chanson. Il y avait toujours une grande émotion à la fin des concerts, autant de la part des prisonniers que des membres de Repris de Justesse.</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1050" title="Les membres de R2J" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2012/01/IMG_47261-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Cette opération a été rendue possible grâce à l’excellente relation qui existe entre la délégation de Tdh au Nicaragua et la Ministre de l’Intérieur, Ana Isabel Morales Mazún. Selon le directeur de la prison de Matagalpa, <em>&#8220;c’est historique &#8211; une première au Nicaragua &#8211; qu’un groupe de rock entre dans une prison pour y faire un concert&#8221;.</em></p>
<p>Grâce à l’organisation de Tdh et l’entreprise de sonorisation, qui monte et démonte le matériel sono avec une vitesse et précisions dignes d&#8217;une horloge suisse, la tournée s’est déroulée sans accroc et a été un franc succès. Selon Nicola, guitariste de R2J, <em>&#8220;c’est la meilleure tournée à l’étranger que nous ayons faite&#8221;.</em></p>
<p><strong>Retrouvez le récit de leur tournée, jour après jour, sur le site de <a href="http://www.r2j.ch/activites/archives_details.php?idelement=320">Repris de Justesse</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Haïti – Deux ans après: Une situation révoltante mais pas étonnante</title>
		<link>http://blog.tdh.ch/2012/haiti-deux-ans-apres-une-situation-revoltante-mais-pas-etonnante/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 16:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Darcissac</dc:creator>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[Haiti]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux ans après le séisme qui a ravagé un pays déjà très fragile, David Dandrès, responsable des programmes de Terre des hommes en Haïti, revient sur l&#8217;aide d&#8217;urgence apportée sur l&#8217;île. David présente dans cette interview les actions menées par Terre des hommes depuis 20 ans; après l&#8217;urgence et pour les années à venir, en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux ans après le séisme qui a ravagé un pays déjà très fragile, David Dandrès, responsable des programmes de Terre des hommes en Haïti, revient sur l&#8217;aide d&#8217;urgence apportée sur l&#8217;île. David présente dans cette interview les actions menées par Terre des hommes depuis 20 ans; après l&#8217;urgence et pour les années à venir, en faveur des enfants et de leurs familles. Plus d&#8217;infos sur notre <a href="http://www.tdh.ch/fr/news/haiti-deux-ans-apres-le-seisme-terre-des-hommes" target="_blank">site</a></p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Indien: Unsere Freiwilligen entdecken die Projekte in Indien</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 08:59:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Maunoury</dc:creator>
				<category><![CDATA[India]]></category>
		<category><![CDATA[testimonial]]></category>

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		<description><![CDATA[Jedes Jahr bietet Terre des hommes Freiwilligen die Möglichkeit zu einer Studienreise, um sie besser für Gesundheits-, Ernährungs- und Kinderschutzprojekte zu sensibilisieren. Dabei werden sie von einem Mitarbeiter des Hauptsitzes begleitet. Die diesjährige Reise wurde von der Asienabteilung organisiert und führte nach Indien. Nach einem langen Flug mit Zwischenlandung in Dubai sind wir gut in [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1015" title="Terre des hommes" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2011/12/Inde_danse1.jpg" alt="" width="448" height="252" />Jedes Jahr bietet Terre des hommes Freiwilligen die Möglichkeit zu einer Studienreise, um sie besser für Gesundheits-, Ernährungs- und Kinderschutzprojekte zu sensibilisieren. Dabei werden sie von einem Mitarbeiter des Hauptsitzes begleitet. Die diesjährige Reise wurde von der Asienabteilung organisiert und führte nach Indien. Nach einem langen Flug mit Zwischenlandung in Dubai sind wir gut in Kalkutta angekommen.</p>
<p>Sofort wird uns klar, dass wir uns in einer anderen Welt befinden. Das Klima ist heiss und feucht, die Gerüche und Luftverschmutzung geben eine Vorahnung auf das Kommende. Am meisten erstaunt uns aber die Ruhe, die die Bewohner ausstrahlen. Selbst wenn auf der Strasse ein einziges Hupkonzert stattfindet, spürt man keinerlei verbale Gewalt, und das bei einem so dichten Verkehr wie wir ihn alle noch nie gesehen haben.</p>
<p><span id="more-1014"></span>Voller Ungeduld erwarten wir die erste Begegnung mit einer unserer indischen Delegationen (SSDC). Tdh gibt der Zusammenarbeit mit lokalen Mitarbeitern den Vorzug, und mit Ausnahme des Delegierten sind alle Teammitglieder indischer Herkunft. Wir werden herzlich empfangen und auf ein reichhaltiges Programm vorbereitet.</p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1016" title="Terre des hommes" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2011/12/Inde_poids-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Schon im Morgengrauen brechen wir Richtung Sundarbans auf, die einzige Möglichkeit, Kalkutta einigermassen problemlos zu verlassen. Unterwegs bieten uns Alltagsszenen ein abwechslungsreiches Spektakel. Bei unserem ersten Besuch im Sozial- und Entwicklungszentrum inmitten der Sundarbans, in Westbengalen, werden wir sehr nett empfangen. Frau Dr. Charulatha erklärt uns ihre Arbeit in den Dörfern und wie die Kinder ärztlich betreut werden. Ein Kind, das zur Gewichtskontrolle kommt, macht uns betroffen. Es wird in eine Gurtvorrichtung gesetzt, die an einer Hängewaage befestigt ist. Es ist die Stunde der Wahrheit: Der 12 Monate alte Junge wiegt nur 4,6 kg. Charulathas strahlendes Gesicht verdunkelt sich. Sie gibt die Anweisung, den Durchmesser seines Ärmchens mit einem kleinen Messband zu überprüfen, er befindet sich im orangen Bereich. Sie befragt die Mutter und das Personal und lässt das Kind in die neue Ernährungsabteilung von Terre des hommes überweisen, die im Juli 2011 ihre Tore geöffnet hat. Dazu muss das Einverständnis des Vaters eingeholt werden. Zu unserer Erleichterung widersetzt er sich nicht, und noch am selben Abend sehen wir den kleinen Jungen in einem der Klinikbetten liegen, in Begleitung seiner Mutter. Terre des hommes stellt in dieser Klinik zehn Betten bereit, die Kinder bleiben im Durchschnitt zwei Wochen hier, die Zeit, die sie brauchen, um ihr Idealgewicht wieder zu erreichen. Dazu erhalten sie eine ausgewogene Ernährung und Ergänzungsnahrung namens F75 bzw. F100.</p>
<p>Dann fahren wir ins Delta des heiligen Flusses Ganges, wo wir auf einem Boot ein bescheidenes Picknick einnehmen. Hier sorgen immer häufiger auftretende Überschwemmungen für Verwüstungen. Wir setzen die Reise fort und mischen uns in einer Schule unter die Schüler, die uns eine schöne Vorführung zum Thema Hygiene geboten haben. Wir entdecken die brandneuen Toiletten und Waschbecken, die Kindern und Lehrpersonen zur Verfügung stehen. Für uns etwas ganz Normales, doch hier kommt es einem Sieg gleich, wenn die Latrinen benutzt werden. Vor allem von der älteren Generation, bei der die Erfahrung und Geduld des Personals gefordert sind. Aber auch die Kinder spielen eine sehr wichtige Rolle, da sie in ihren Familien als Ausbilder wirken. Und der Erfolg lässt nicht auf sich warten. Seit sechs Monaten ist kein Kind mehr gestorben!</p>
<p>Am nächsten Tag fahren wir nach Narendrapur, um ein Aufnahmezentrum für sexuell missbrauchte Kinder zu besichtigen. Das Zentrum wird von unserem Partner Sanlaap geführt. In dieser gut geschützten Einrichtung geraten wir in eine besondere Situation, denn wir wussten nicht wirklich, was uns hier erwarten würde. Die Kinder mit einer schweren Vergangenheit grüssen uns, aber wir spüren, dass etwas nicht stimmt. Man erklärt uns, dass die Mädchen eben erst angekommen seien und noch unter Schock stünden. Sie werden vom spezialisierten Personal eng betreut und müssen sich in den ersten drei Monaten an keinerlei Regeln halten. Um die Resozialisierung der anderen Kinder nicht zu behindern, werden sie von ihnen getrennt. Wir besichtigen anschliessend die Ateliers, wo Mädchen blassen Stoffen eine Farbnote geben, nähen oder Schmuck anfertigen. Ihre Kreationen werden vor Ort oder auf dem Markt verkauft. Für uns ist es eine Freude, Souvenirs mit einem grossen symbolischen Wert nach Hause mitzunehmen.</p>
<p><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1017" title="Mr Satyanarayana, Projektleiter, und Elisabeth Seger, Präsidentin der Freiwilligengruppe Liechtenstein" src="http://blog.tdh.ch/wp-content/uploads/2011/12/Inde_bandeau-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" />Diese Besichtigung wird einer der stärksten Momente dieser Reise bleiben. Zum Schluss fahren wir noch nach Südindien, in die Region Andra Pradesh, genauer gesagt nach Regulanka und in die Umgebung von Srikakulum. Wir besichtigen Programme für Siedlungshygiene, die von den beiden lokalen Organisationen ASM und KISES durchgeführt werden. Die Präsidentin unserer Freiwilligengruppe Liechtenstein erwartet eine kleine Überraschung: Sie wird gebeten, in Anwesenheit des Personals und der Lokalpresse einen neuen Brunnen einzuweihen. Ein sehr emotionaler Augenblick. Ausserdem konnten wir uns ein Bild machen von der Hilfe, die Fischerdörfer nach dem Tsunami und den grossen Überschwemmungen von 2009 erhalten haben: Fischernetze, Kühlboxen für die Lagerung der Fische und vor allem auch die Instandsetzung von Booten, all das dank der Finanzierung unserer grosszügigen Spender.</p>
<p>Damit endet unsere einwöchige Reise, nach der jede und jeder von uns mit einem besseren Verständnis der Arbeit vor Ort nach Hause kommt, voller Motivation, unser Engagement als Freiwillige oder bezahlte Mitarbeitende fortzuführen.</p>
<p><a href="http://www.tdh.ch/de/countries/indien" target="_blank">Weitere Informationen zu den Aktionen von Terre des hommes in Indien</a></p>
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